La forêt brûle, mais elle renaîtra de ses cendres

La forêt brûle, mais elle renaîtra de ses cendres

Comme beaucoup, j'ai suivi cet été les incendies du Sud-Ouest avec un mélange de sidération, de tristesse infinie et d'admiration.

 

42 000 hectares partis en fumée autour de Saumos, en Gironde. 220 000 personnes évacuées. Plus de 240 maisons détruites. En face, 3 300 sapeurs-pompiers, 1 500 militaires, des renforts venus de toute l'Europe, des agriculteurs avec leurs tonnes à eau, des centaines de bénévoles mobilisés !

 

Je voudrais simplement leur dire merci. Ils ont sauvé beaucoup plus que des arbres.

 

Ces feux rappellent ce que notre métier nous met sous les yeux en permanence : la forêt française est fragile parce qu'elle est trop uniforme. Le massif landais, c'est du pin maritime à perte de vue, planté d'un seul âge. Cela produit du bois remarquablement bien. Cela brûle aussi remarquablement vite.

 

Mais je ne voudrais pas que ce billet soit noir, car la forêt est comme le phénix : elle sait renaître de ses cendres.

 

À trente kilomètres de notre usine de Lizio, le massif de Paimpont en Brocéliande a brûlé deux fois : 480 hectares en 2022, 120 en 2025 du côté du Val sans Retour. Allez-y aujourd'hui : le chêne repart des souches, la lande se réinstalle, la faune est revenue. Mais la nature n'a pas fait cela seule — des techniciens et des entreprises de travaux forestiers ont diagnostiqué, dégagé, replanté, sans caméra et sans applaudissements. La forêt cicatrise mieux et plus vite quand des hommes de passion l'accompagnent.

 

Notre métier, c'est aussi de valoriser les bois dont personne ne veut : le menu bois du bocage, les bois trop tordus pour intéresser la construction. Un bois qui a brûlé perd sa valeur d'œuvre, mais il garde l'essentiel de son pouvoir calorifique. Broyé, séché, densifié, il redevient exploitable. Lavoisier avait raison : rien ne se perd, tout se transforme !

 

Le pouvoir d'achat d'abord

 

Le chauffage au bois est aujourd'hui le moins cher du marché, et son prix ne se décide pas à l'autre bout du monde. Depuis la fermeture du détroit d'Ormuz en février, le fioul est monté jusqu'à près de 20 € les 100 kWh — il est encore à 17 aujourd'hui — et le prix repère du gaz publié par la CRE dépassera les 13 € au 1er septembre, un record. L'électricité tourne autour de 20 € depuis longtemps. (Sources : cotations du fioul domestique ; délibération CRE du 10 août 2026 ; tarif réglementé de vente d'électricité.)

 

Nos bûches densifiées se situent autour de 11 € les 100 kWh : en dessous du fioul, de l'électricité et désormais du gaz — mais au-dessus du stère traditionnel. Autant le dire franchement : au kWh, nous sommes plus chers que le bois bûche classique. Mais voici ce que vous payez en plus.

 

Un pouvoir calorifique garanti. Moins de 12 % d'humidité, contre 20 à 25 % pour un bois vendu « sec » dans le commerce. Sur une palette d'une tonne à 25 %, vous achetez 150 kilos d'eau de plus que sur les nôtres — et vous en conviendrez, on n'a pas besoin de se faire livrer et de payer de l'eau dans son bois.

 

Un conduit qui reste propre. C'est le point que l'on oublie, et le plus coûteux. Un bois humide brûle mal, fume, et dépose de la bistre : ramonages plus fréquents, conduit attaqué, risque de feu de cheminée, et une réfection qui se chiffre en milliers d'euros. C'est là que le calcul se retourne. Au kWh, le stère reste moins cher, c'est vrai. Mais en coût complet — ramonage, entretien, durée de vie du conduit et de l'appareil — la bûche densifiée repasse devant, et pas de peu. Et ce n'est pas Bois & Bûches qui le dit : ce sont les ramoneurs que nous côtoyons toute l'année, et qui recommandent nos produits à leurs clients.

 

Une quantité vérifiable. Vingt ans que je travaille dans le bois : je n'ai jamais rencontré personne capable de me dire combien d'énergie contient un stère. Et pour cause — le stère mesure un volume, pas de l'énergie. Une palette, elle, se pose sur une bascule : une tonne, c'est 4 400 kWh, l'équivalent de 2,3 stères de chêne sec. Vous savez au kilo près ce que vous avez payé.

 

Un mot sur la combustion

 

Un bois sec brûle mieux qu'un bois humide, c'est incontestable. Mais soyons honnêtes : sur les émissions de particules, c'est d'abord l'appareil et la conduite du feu qui décident — un débit d'air suffisant et un appareil bien réglé comptent au moins autant que le combustible. Nous livrons un bois régulier et sec ; le reste se joue chez vous, et nous sommes là pour en parler. Profitez du passage de notre chauffeur livreur Bois et Bûches pour faire le point avec lui.

 

Une filière locale

 

Notre matière première vient du bocage breton et des scieries bretonnes. Elle est transformée à Lizio, dans le Morbihan, par des salariés du coin, sur un outil industriel non délocalisable. Chaque palette qui sort de l'usine, c'est une ressource locale valorisée, un emploi tenu, un euro qui reste dans la région. Bon pour votre portefeuille, bon pour la filière bois bretonne, bon pour l'emploi.

 

Notre site est ouvert pour les commandes de l'hiver prochain : ne tardez pas, les carnets se remplissent tôt cette année, et l'hiver vient !

 

Et si vous passez du côté de Lizio (56460), arrêtez-vous à l'usine. Un bon café vous y attend, et je serai heureux de vous la faire visiter.

 

Romain Le Goaster

Directeur de Bois & Bûches
nous contacter : contact@boisetbuches.fr - 06 43 64 58 24